Un eurodéputé écossais, George Lyon, a mis ses homologues en garde, le 23 juillet, contre l’effet dévastateur du maintien des règles actuelles sur l’aménagement du temps de travail dans le secteur routier. Il estime que le statu quo actuel, qui impose aux chauffeurs indépendants le même temps de travail (48 heures par semaine) qu’aux conducteurs salariés, nuit non seulement à l’industrie du transport routier, mais risque de créer un précédent législatif dans d’autres secteurs. « Rien ne prouve que la limitation des heures de travail améliore la sécurité routière », a insisté le député. En revanche, cette mesure ajoutera « une nouvelle couche de bureaucratie ainsi que des coûts additionnels à l’industrie du transport routier, déjà surchargée par la régulation, les coûts excessifs du carburant et les effets de la récession », a-t-il déclaré.
M. Lyon a adressé une lettre au commissaire européen aux Transports, Siim Kallas, lui demandant de ne pas accepter la position du Parlement européen. La Commission européenne a tenté de modifier cette législation, en présentant un projet révisé de la directive, qui proposait d’exclure de la législation actuelle les conducteurs indépendants. Le double rejet par le Parlement européen, de la proposition révisée, l’a toutefois forcée à retirer la proposition. (CCFA)