Le ministre français de l'Ecologie, du Développement Durable et de la Mer, Jean-Louis Borloo, a dévoilé le schéma national des infrastructures de transports. L'essentiel des investissements programmés (170 milliards d'ici à 2040) concerne le développement de transports alternatifs à la route et à l'aérien.
Le chemin de fer se taille la part du lion avec 51,9% des investissements préconisés tandis que les transports collectifs urbains devraient bénéficier de 32,3% des sommes investies. 9,2% des investissements concerneront par ailleurs le fluvial. La route ne conserve plus que 4,5% des investissements et l'aérien 0,5%.
Ainsi, les projets de développement de voies ferrées concernent 2300 kilomètres de lignes à grandes vitesse et 65 milliards d'euros. L'entretien des lignes existantes devrait également bénéficier d'un budget de 1,8 milliard d'euros en 2012, en hausse de plus de 60% par rapport à 2008.
Le quotidien économique Les Echos affirme que le gouvernement n'a conservé que quelques projets autoroutiers considérés indispensables pour trois raisons : la sécurité, la congestion et le désenclavement. Ainsi, la RN154 entre Nonencourt (Eure) et Allaines (Eure-et-Loire), la RN7 entre Roanne (Loire) et Moulins (Allier) et la route Centre Europe-Atlantique entre Mâcon (Saône-et-Loire) et Montmarault (Allier) feront l'objet de programmes d'investissements.