Les chauffeurs routiers grecs ont entamé hier lundi une grève de plusieurs jours et garé leurs poids lourds le long des routes pour protester contre des projets d'ouverture de leur secteur à la concurrence.
Ce mouvement social a commencé le jour même où des représentants de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) arrivaient dans le pays pour une visite d'inspection avant de décider si la prochaine tranche d'un plan d'aide international - neuf milliards d'euros - pourra être débloquée en septembre. Le Grèce doit ouvrir certaines professions à la concurrence dans le cadre des mesures qui lui ont été imposées pour obtenir une aide internationale de 110 milliards d'euros, destinée à sortir le pays des déboires financiers qui ont mis à mal l'euro. Le transport routier est l'une des professions les plus fermées à la concurrence en Grèce.